Un expert du Karaté-Do en Mayenne : Janick Poupée partage son art et sa philosophie
Le jeudi 13 novembre 2025, le département de la Mayenne a résonné au rythme d’un événement exceptionnel : la venue de Janick Poupée, 8ᵉ dan Karaté-Do, expert fédéral FFK Shito-Ryu et Karaté santé, et figure parmi les plus respectées en France. Ce n’est pas tous les jours qu’un expert de cette envergure, formateur fédéral et ancien compétiteur de haut niveau, pose ses valises dans un dojo local pour transmettre sa passion et son savoir.
Un parcours d’exception au service de l’enseignement du Karaté
Janick Poupée est une légende vivante du karaté français. Après une carrière jalonnée de compétitions nationales et internationales, il a choisi de se consacrer pleinement à la transmission, développant une approche holistique du Karaté-Do. Pour lui, l’art martial ne se limite pas à la performance sportive ou à la recherche de médailles : il s’agit d’un véritable outil de développement personnel, alliant santé physique, équilibre mental et bien-être au quotidien. Son enseignement s’appuie sur des décennies d’expérience et une pédagogie adaptée à tous les niveaux.
Efficacité posturale et conscience des mouvements
Le stage ciblait les considérations d’efficacité posturale et de conscience des mouvements. Toutes choses qui touchent à la conscience qu’on a des postures corporelles, des ancrages au sol, de la manière de se déplacer et d’effectuer une technique qu’elle soit aussi bien d’attaque que de défense. Janick Poupée insiste sur l’idée selon laquelle l’efficience du geste dépend, pour une bonne part, uniquement de quelques préceptes transversaux aux différentes techniques quelles que soient celles qu’on exécute. Pour autant, au cas par cas, les mettre en œuvre n’en est pas moins délicat.
Pendant deux heures de travail intense nous avons exploré des fondements qui sont souvent ignorés des uns et des autres parce qu’ils mettent en jeu des sensations souvent ténues voire parasitées.
Il faudra installer de nouveaux automatismes qui peuvent se heurter à ceux qui sont déjà ancrés en nous. Le stage constitue en lui-même une excellente introduction à ces principes, une ouverture pour une évolution de notre pratique mais il appartiendra à chacun de travailler patiemment dans les temps qui vont suivre pour se les approprier et parvenir à les intégrer.
Janick Poupée a aussi évoqué l’importance de la respiration, la fluidité du geste, de l’alignement du corps et de son unicité dans un geste, partant de la connexion avec le sol et allant jusqu’à la cible, des principes qui transcendent la simple technique martiale. À travers des exercices pratiques, des mises en situation et des corrections individualisées, il a montré comment une posture juste (et qui peut être contre-intuitive) peut accroitre l’énergie déployée et même retentir sur la confiance en soi.
Près d’une quarantaine de passionnés réunis pour cette expérience particulière
Nous étions près d’une quarantaine de karatékas, venus des quatre coins du département, à fouler le tatami du dojo de Changé pour profiter de cet enseignement d’exception. Débutants, ceintures noires ou enseignants sommes tous repartis avec de nouvelles clés pour affiner notre pratique.
À la sortie, les avis convergeaient : on ne voit plus son karaté de la même façon après ce genre de stage. Janick Poupée a réussi à rendre accessibles des concepts qui semblent complexes et bien peu palpables au premier abord.
Un héritage qui dépasse l’aspect sportif du karaté
Janick Poupée a rappelé qu’au-delà de la dimension corporelle des techniques et des kata, le Karaté-Do est avant tout une école de vie. La posture, métaphoriquement, c’est aussi savoir se tenir droit, ancré, prêt à affronter les défis, que ce soit sur le tatami ou dans son quotidien. Une philosophie qui peut résonner dans pas mal d’esprits.
Et demain ?
Pour les participants, ce stage ne marque pas une fin, l’atteinte d’un objectif, mais un départ pour explorer de nouveaux chemins. Armés de ces enseignements, ils devront approfondir leur pratique, affiner leur conscience corporelle et, pourquoi pas, transmettre à leur tour ces valeurs. Quant à Janick Poupée, il continue de sillonner la France (du reste, il venait de quitter dans l’après-midi le tatami du Samouraï 2000 au Mans et se rendait à Caen dès le lendemain) pour partager sa vision du karaté, continuant de porter le message selon lequel l’art martial est, plus qu’un sport, une voie pour se réaliser.






